L’automne passe vite sur la Côte-de-Beaupré. Pendant quelques semaines, les paysages changent presque d’un jour à l’autre et le contraste entre le fleuve, les terres agricoles et les montagnes devient particulièrement photogénique.
À la mi-octobre, les couleurs ne sont pas nécessairement au même stade partout sur le territoire. C’est justement ce qui rend la région intéressante à photographier. On peut chercher les dernières teintes flamboyantes en forêt, profiter de la migration des oies près du fleuve ou miser sur les paysages ruraux et la lumière plus douce de l’automne.
Pas besoin non plus d’un appareil professionnel. Un téléphone suffit souvent pour revenir avec de très belles images. Voici sept endroits à mettre sur votre parcours photo cet automne.
En octobre, la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente offre bien plus qu’un décor coloré. Les oies des neiges y font escale pendant leur migration et peuvent se rassembler par dizaines de milliers dans les battures.
Pour la photo, le mélange est difficile à battre. On peut cadrer les oiseaux avec le fleuve en arrière-plan, jouer avec les grands espaces du marais ou prendre un peu de hauteur sur certains sentiers pour intégrer les montagnes au paysage.
La lumière du matin est particulièrement intéressante, mais une journée plus grise peut aussi donner de très belles images en faisant ressortir les oiseaux et les teintes de la végétation. Comme toujours dans la réserve, restez dans les secteurs autorisés et vérifiez l’état des sentiers avant votre visite.

Il n’y a pas que les forêts flamboyantes qui racontent l’automne sur la Côte-de-Beaupré. À Saint-Joachim, les terres agricoles, les bâtiments patrimoniaux et les montagnes en arrière-plan composent un décor complètement différent.
Le secteur de La Grande Ferme est particulièrement intéressant. Le site historique se trouve dans un vaste paysage où l’on peut facilement intégrer dans une même image les champs, le patrimoine bâti et les reliefs environnants. Son circuit découverte extérieur permet aussi d’en apprendre davantage sur l’histoire du lieu et sur le rôle agricole qu’a joué ce secteur depuis la Nouvelle-France.
Prenez également le temps de parcourir tranquillement les routes de Saint-Joachim. À cette période de l’année, quelques minutes suffisent souvent pour passer d’un paysage agricole très ouvert à une petite route bordée d’arbres colorés.

Pour des images plus dramatiques, direction le Canyon Sainte-Anne. La rivière qui s’engouffre entre les parois rocheuses, les passerelles suspendues et la forêt créent des compositions complètement différentes des grands paysages ouverts du reste de la région.
En automne, les couleurs viennent encadrer le canyon et ajoutent encore plus de profondeur aux points de vue. Même lorsque les feuilles commencent à tomber, les rochers, l’eau et les conifères continuent d’offrir un décor très fort visuellement.
Il faut toutefois planifier cette sortie avant la fin de la saison. Le Canyon Sainte-Anne est ouvert jusqu’au 25 octobre 2026. Après cette date, il faudra attendre la prochaine saison pour y accéder.

Le Sentier Mestachibo s’adresse à ceux qui ont envie de combiner photographie et vraie randonnée. Ici, on ne se rend pas simplement à un point de vue. Le décor évolue constamment au fil des kilomètres.
Le sentier longe la rivière Sainte-Anne, traverse une forêt mature et enchaîne passerelles, secteurs rocheux et ouvertures sur la rivière. En automne, les possibilités de cadrage sont nombreuses, autant pour photographier un grand paysage que les détails du sous-bois.
Le Mestachibo demeure un sentier exigeant. Prévoyez suffisamment de temps, de bonnes chaussures et gardez en tête que les feuilles mouillées peuvent rendre certaines sections plus glissantes. Pour la saison 2026, le sentier ferme le 1er novembre.

Photo : Cynthia Allard
Une chute entourée de feuillus colorés, c’est pratiquement une valeur sûre en photographie d’automne.
La chute Jean-Larose permet de jouer avec plusieurs types de cadrages, en isolant la chute ou en laissant davantage de place à la forêt et aux parois rocheuses qui l’entourent. Quand les couleurs sont encore présentes, le contraste avec l’eau est particulièrement réussi.
C’est aussi une bonne option lorsqu’on souhaite photographier un paysage naturel sans prévoir une journée entière sur les sentiers. L’accès automnal au secteur se termine le 1er novembre 2026.

Photo : Étienne Dionne
Les plus belles photos d’automne ne sont pas toujours prises au sommet d’une montagne. En suivant la Route de la Nouvelle-France et l’avenue Royale, on traverse une succession de paysages ruraux, de maisons ancestrales, de terres agricoles et de petits noyaux villageois.
C’est l’endroit parfait pour chercher les détails qui donnent une identité à la Côte-de-Beaupré. Une vieille maison derrière un érable coloré, une grange au bout d’un champ ou une route qui disparaît vers les montagnes peuvent parfois raconter davantage qu’un grand panorama.
L’idée est simple. Prévoyez un peu plus de temps que nécessaire pour votre déplacement et laissez-vous la liberté de vous arrêter lorsque le décor attire votre attention, toujours dans un endroit sécuritaire et autorisé.

Pour terminer une journée de photo, le quai de Sainte-Anne-de-Beaupré offre un tout autre point de vue sur la région.
Ici, le sujet principal devient le fleuve Saint-Laurent. On peut photographier l’île d’Orléans, les montagnes au loin, les reflets sur l’eau et surtout la lumière qui change rapidement en fin de journée.
Même lorsque les couleurs sont moins présentes dans les arbres, les ciels d’automne et la lumière plus basse peuvent complètement transformer le paysage. Un bon endroit à garder pour la dernière heure avant le coucher du soleil.

La meilleure lumière se trouve souvent tôt le matin ou en fin de journée, lorsque le soleil est plus bas et que les contrastes sont moins durs. En forêt, les journées nuageuses sont loin d’être perdues. La lumière diffuse permet souvent de mieux faire ressortir les couleurs et les détails.
Après une pluie, les feuilles peuvent aussi paraître plus saturées. Pensez simplement à protéger votre appareil ou votre téléphone et à redoubler de prudence sur les sentiers mouillés.
Enfin, avant de prendre la route, consultez la carte des couleurs de Bonjour Québec et vérifiez les conditions ainsi que les heures d’ouverture des sites. À la mi-octobre, quelques jours peuvent faire une grande différence dans le paysage.
L’automne a justement quelque chose de spécial parce qu’il ne dure pas. Les couleurs évoluent rapidement, les oies arrivent puis repartent et les attraits saisonniers ferment progressivement leurs portes.
C’est donc le moment de partir avec l’appareil photo ou simplement son téléphone, de prendre la route et de regarder la Côte-de-Beaupré avec un peu plus d’attention.
Parfois, la meilleure photo de la journée sera celle qu’on n’avait absolument pas prévue.
La Côte-de-Beaupré offre plusieurs décors très différents à quelques minutes de Québec. La réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, Saint-Joachim, le Canyon Sainte-Anne, le Sentier Mestachibo, la chute Jean-Larose, la Route de la Nouvelle-France et le quai de Sainte-Anne-de-Beaupré sont tous de bons endroits pour photographier l’automne.
La réserve nationale de faune du Cap-Tourmente est l’un des meilleurs endroits pour observer et photographier les Grandes Oies des neiges pendant leur migration automnale. Leur présence est particulièrement importante en octobre.
En 2026, le Canyon Sainte-Anne demeure ouvert jusqu’au 25 octobre. Le Sentier Mestachibo et le secteur de la chute Jean-Larose ferment le 1er novembre. Les conditions et horaires peuvent toutefois changer, alors vérifiez toujours l’information avant de vous déplacer.
Oui. Saint-Joachim, la Route de la Nouvelle-France et le quai de Sainte-Anne-de-Beaupré permettent de profiter de très beaux paysages sans entreprendre une longue randonnée. La chute Jean-Larose peut également convenir à une sortie plus courte selon l’accès et les conditions.
Le début de matinée et la fin de journée offrent généralement une lumière plus douce. Les journées nuageuses peuvent toutefois être excellentes pour photographier en forêt, puisque la lumière est plus uniforme et fait bien ressortir les couleurs.
Non. Les téléphones récents permettent de réaliser d’excellentes images. Le choix du lieu, de la lumière et du cadrage a souvent beaucoup plus d’impact que l’équipement utilisé.